Proceedings of the 3rd Meeting of the Association of Ground Stone Tools Research

Les articles de ce volume portent plus particulièrement sur la relation entre les artefacts en pierre polie et les pratiques alimentaires, et comprennent des études de cas archéologiques et ethnographiques allant du Paléolithique à l’époque actuelle, et géographiquement de l’Afrique à l’Europe et à l’Asie.

 

L’ouvrage « Outils en pierre polie et pratiques alimentaires passées » rassemble une sélection de communications présentées lors du 3e congrès de l’Association pour la recherche sur les outils en pierre polie, qui s’est tenu à l’Université de Copenhague en 2019. Les artefacts en pierre polie constituent l’une des catégories les plus durables de la culture matérielle : utilisés initialement par les chasseurs-cueilleurs du Paléolithique, ils sont encore régulièrement employés par les populations de nombreuses régions du monde pour broyer, réduire en purée et pulvériser les végétaux, la viande et les minéraux. De ce fait, ces artefacts offrent un témoignage précieux des interactions entre les humains, les plantes et les animaux. Les articles de ce volume portent plus particulièrement sur le lien entre les artefacts en pierre polie et les pratiques alimentaires, et présentent des études de cas archéologiques et ethnographiques allant du Paléolithique à nos jours, et couvrant une vaste zone géographique, de l’Afrique à l’Europe et à l’Asie. Ils reflètent l’état actuel de la recherche sur les outils en pierre polie et mettent en lumière les nombreuses perspectives offertes par l’étude globale des artefacts en pierre polie pour appréhender les pratiques alimentaires.

Au cours des dernières décennies, les outils de broyage préhistoriques ont acquis une place prépondérante dans le discours archéologique. En Grèce du Nord, des fouilles récentes sur plusieurs sites néolithiques ont mis au jour de riches ensembles d’outils en pierre polie, suscitant des débats sur le rôle et la signification multiple de ces outils pour les communautés agricoles de la région. Contrairement au Néolithique, cependant, peu de recherches ont été menées sur les outils de broyage de l’âge du Bronze. Cet article présente de nouvelles données sur les outils de broyage (plaques et meules) de deux tell de l’âge du Bronze en Macédoine : Archontiko, dans la région de Pella (âge du Bronze ancien/récent, vers 2200-1400 av. J.-C.), et Angelochori, dans la région d’Imathia (âge du Bronze récent, vers 1630-1100 av. J.-C.). L’étude de ces outils a été réalisée dans le cadre du projet PLANTCULT (subvention ERC Consolidator, GA 682529). Par la comparaison de plusieurs attributs techniques et biographiques (matières premières, caractéristiques morphométriques, techniques de fabrication et de conservation, modes d’utilisation, pratiques de recyclage, abandon et destruction), ainsi que par l’étude de leurs contextes d’utilisation et de dépôt, nous cherchons à comprendre comment les techniques de broyage et les activités de préparation alimentaire associées se manifestaient, s’articulaient et étaient pratiquées au sein de deux communautés de l’âge du bronze en Grèce du Nord. De plus, nous tenterons de replacer les outils étudiés dans leur contexte socioculturel plus large en analysant leurs similitudes et leurs différences avec d’autres ensembles de broyage provenant de Grèce du Nord.

Synthèse et valorisation numérique des connaissances sur l’histoire et les techniques d’extraction de la pierre meulière sur le Pinail.

Le Pinail est un espace exceptionnel et la réserve naturelle en est la perle ! En ces lieux, se mêlent intimement l’histoire humaine et celle de la biodiversité, chacune se nourrissant de l’autre au cours des temps. Ici, jadis, la pierre et la forêt ont attiré les hommes, qui, soucieux de leur bien-être comme de celui de leur bétail, ont exploité l’une et l’autre. Tant et si bien qu’au fil de la récolte du bois, de l’extraction des pierres meulières et du pacage des animaux, la lande s’est installée autour des trous d’exploitation qui eux se sont remplis d’eau, composant une mosaïque de plusieurs milliers de juments. Cet improbable et incroyable assemblage de landes et de juments, jambes ultimes des hommes du XIXe siècle, présente aux yeux de ceux d’aujourd’hui une valeur si précieuse qu’ils en ont fait, sur 135 hectares, une réserve naturelle nationale, lieu entièrement consacré à la préservation de la nature, à son étude et à sa découverte. C’est, dans toutes leurs dimensions, l’aventure, les richesses et les beautés de la réserve naturelle nationale du Pinail que vous raconte ce livre…

Exemple d’utilisation des meules à traction animale pour le broyage du minerai de plomb-argentifère du site des Terres Noires à Blot-l’Église (63), Puy-de-Dôme.

Hervé Delhoofs, Boris Robin. Exemple d’utilisation des meules à traction animale pour le broyage du minerai de plomb-argentifère du site des Terres Noires à Blot-l’Eglise (63). Groupe de travail « CORPUS : Etude du mobilier métallique et de l’instrumentum », 6e table ronde, Mar 2016, Clermont-Ferrand, Université – MSH, France. ⟨hal-02099807⟩

 

https://drive.google.com/file/d/1c8KD_S_3z3owHSoX1-HIYgisTPv407o4/view?usp=sharing

 

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Methodology of millstone study in France : Neolithic to the Middle Ages. Méthodologie d’étude des meules en France : du Néolithique au Moyen Âge.

Les recherches sur les outils de broyage du Néolithique au Moyen Âge en France se sont multipliées ces dernières années. Cet article présente les dernières méthodes mises au point par les archéologues et les géologues pour la récupération des meules sur le terrain, l’établissement d’un glossaire de terminologie spécialisée, les conventions de dessin et la création d’un formulaire d’enregistrement pour une base de données de meules à selle et rotatives, ainsi que de types de roches.

De meilleures meules pour un meilleur pain. Approche interdisciplinaire d’un progrès oublié. Alain Belmont

Dans Dix-septième siècle
Dix-septième siècle 2007/1 (n° 234)
2007/1 (n° 234), pages 157 à 167
Éditions Presses Universitaires de France
Presses Universitaires de France
ISSN 0012-4273
ISBN 9782130560531
DOI 10.3917/dss.071.015

https://www.cairn.info/revue-dix-septieme-siecle-2007-1-page-157.htm&wt.src=pdf

Parmi toutes sortes de maladies dont pouvaient souffrir les Français du Grand Siècle, il en est une qui ne viendrait pas immédiatement à l’esprit :

Les meules d’autour de Tholose, ainsi que Guillandin expose, se font d’un cailloux sablonneux, plein d’un animal vénéneux, qui n’est qu’une rouge grenouille, plus petite qu’une citrouille, qu’on doit tirer auparavant : car cet animal se crevant empoisonneroit la farine, qui vaudroit pire que famine. [1]

 

L’auteur de cette mise en garde, Claude-Denis du Four de La Crespelière, a peut-être exagéré les risques des meules utilisées dans les moulins toulousains. Parues en 1671, ses rimes n’en reflètent pas moins une crainte fondée : du fait de la mauvaise qualité des roches utilisées par les meuniers, le pain pouvait entraîner des troubles sanitaires parmi la population. C’est à l’origine de ces troubles, à leurs manifestations et surtout aux remèdes employés pour les réduire – la quête de meules exemptes de tout défaut – que les pages qui vont suivre seront consacrées. Elles retracent une révolution alimentaire qui, pour être importante, n’en a pas pour autant marqué les mémoires.

Sépulture humaine et meules à écraser le grain de Vauxrezis. Octave Vauvillé

Le journal Le Progrès de l’Aisne, dans le n° du 6 mars 1898,contenait l’article suivant :
«Vauxrezis. — Le sieur Liénard, tireur de pierres calcaires, a trouvé dans sa carrière au lieu dit « La Butte du Gaie »  les ossements d’un corps humain., au-dessous d’un banc de roches de deux mètres d’épaisseur. Le corps était bien étalé sur des moellons avec cinq centimètres de terre au-dessus. On ignore par quelle issue on a pu pénétrer sous ces roches si dures que l’on est obligé d’employer la dynamite..
Voulant me rendre compte de cette découverte qui paraissait bien étonnante, je me suis rendu le 3 avril dernier sur le territoire de Vauxrezis (canton de Soissons), au lieu dit le Guet, situé sur l’extrémité Ouest de la montagne qui est au Nord et tout près de ce
village. Voici ce qu’il m’a été possible de constater :
On extrait là, depuis quelques années, des pierres dures………

https://www.persee.fr/doc/bmsap_0301-8644_1899_num_10_1_5813

 

 

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Bulletins de la Société d’anthropologie de
Paris, IV° Série. Tome 10, 1899. pp. 17-19