De la mouture gauloise à la meunerie carolingienne. Archéologie des meules et moulins entre Seine et Rhin, (Revue du Nord Hors série Archéologie n°30), 2021, 550 p. – Revue du Nord Hors-Série Archéologie. Paul Picavet                                  Disponible en consultation sur place, bibliothèque MOLERIAE

De la mouture gauloise à la meunerie carolingienne. Archéologie des meules et moulins entre Seine et Rhin, (Revue du Nord Hors série Archéologie n°30), 2021, 550 p. – Revue du Nord Hors-Série Archéologie. Paul Picavet Disponible en consultation sur place, bibliothèque MOLERIAE

Les meules, pièces maîtresses et les mieux conservées des moulins, sont emblématiques de la recherche en histoire de l’économie et des techniques. De l’économie, parce que l’analyse des roches meulières révèle une chaîne complexe de recherche des ressources, d’extrac tion, de mise en forme, de distribution et d’utilisation qui dépend d’une série de facteurs qui ne concernent pas seulement les meules mais peuvent s’appliquer à toutes sortes de productions artisanales répondant à des besoins primaires de subsistance.

Des techniques, parce que l’amélioration des procédés de mouture est le fruit d’une transmission des savoir-faire techniques alliée à une recherche constante de la meilleure réponse possible à des besoins alimentaires qui eux-mêmes évoluent. Cette notion de progrès technique, que l’on observe à la fois sur le temps long (ici plus d’un millénaire) et à l’occasion de brèves transitions politico-culturelles (la conquête romaine de la Gaule puis les migrations germaniques), est à l’origine de profonds changements socio-économiques.

Sur la base de travaux de terrain (prospections thématiques), d’analyses d’objets (les meules) et d’un tour d’horizon bibliographique, cet ouvrage présente une synthèse régionale sur un type de mobilier modeste mais structurant des sociétés et des économies anciennes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Evolution typologique et technique des meules du Néolithique à l’an mille : actes des IIIe Rencontres archéologiques de l’Archéosite gaulois. Olivier Buchsenschutz, Luc Jaccottey, Florent Jodry, Jean-Luc Blanchard.   Disponible en consultation sur place, bibliothèque MOLERIAE

Evolution typologique et technique des meules du Néolithique à l’an mille : actes des IIIe Rencontres archéologiques de l’Archéosite gaulois. Olivier Buchsenschutz, Luc Jaccottey, Florent Jodry, Jean-Luc Blanchard. Disponible en consultation sur place, bibliothèque MOLERIAE

De 5500 a.C. à l’an mille, plusieurs types de moulins se succèdent dans les sociétés anciennes : les moulins va-et-vient, les meules et trémie et enfin les moulins rotatifs manuels, hydrauliques ou à sang. L’analyse fine de la morphologie des pièces permet d’établir une typologie, une chronologie et un inventaire de leurs utilisations pour les céréales, le minerai, ou d’autres produits. La localisation des meules dans les habitations, dans les boulanderies, ou dans les zones de stockage des céréales, reflète les modalités de cette activité dans le groupe social. Enfin, l’identification du matériau nous informe sur les circuits d’échanges entre les régions.
Le groupe meule compte 20 archéologues et géologues, universitaires, membres de l’archéologie préventive, des services du patrimoine ou bénévoles, réunis dans un Projet Collectif de Recherche, qui a fonctionné en 2008 et 2009 en Midi-Pyrénées et actuellement en Champagne-Ardenne. Un site web présentant des activités du groupe et un extrait de la base de données en cours d’élaboration est actuellement hébergé sur les pages web de l’Ecole Normale Supérieure (http//xxx.archéo.ens.fr/groupe-meule/). Les IIIe Rencontres de l’Archéosite Gaulois ont permis d’élargir le cercle des membres et des correspondants particulièrement dans le Sud-Ouest. Elle a posé clairement plusieurs problèmes techniques : l’entraînement du moulin, la liaison des deux pièces, les techniques de taille, etc… La réunion sur une base de données d’un large corpus autorise une validation statistique des observations. La base déjà constituée en pdf est consultable sur le Web, et peut être citée comme une publication classique : pour accéder aux versions File Maker @ et Adobe Illiustrator @, il faut contribuer à son alimentation en participant aux activités du groupe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Meules, moulins et meulières en Gaule méridionale du IIe s.av. J.-C. au VIIe s. ap. J.-C. Samuel Longepierre.   disponible en consultation sur place, bibliothèque MOLERIAE

Meules, moulins et meulières en Gaule méridionale du IIe s.av. J.-C. au VIIe s. ap. J.-C. Samuel Longepierre. disponible en consultation sur place, bibliothèque MOLERIAE

Les moulins ont tenu une place essentielle dans la transformation des céréales utilisées pour diverses préparations culinaires (bouillies, galettes ou pains levés). Les meules constituent un témoignage archéologique de premier ordre pour caractériser les grands types de moulins employés entre la fin de l’âge du Fer et le début du Moyen-Âge en Gaule méridionale : par leur bonne représentation sur les sites archéologiques, leurs formes très variées et leurs multiples logements d’entraînement, elles nous permettent d’entrevoir une belle diversité des solutions techniques envisagées durant l’Antiquité pour améliorer la rentabilité et/ou la qualité du travail de mouture. C’est à ce fondement de la culture matérielle antique que s’attache cet ouvrage, dans lequel figurent près de 700 dessins de meules issues de plus d’une centaine de sites récemment fouillés en Languedoc et en Provence. L’étude de ces outils permet de dresser un tableau inédit des relations entre mouture familiale et mouture spécialisée (meuneries hydrauliques, boulangeries) qui diffè- rent sensiblement selon les périodes. Outre l’histoire des techniques, est également abor- dée l’histoire d’un artisanat spécialisé dans l’exploitation de diverses meulières. Les plus grandes recensées à ce jour en Gaule Narbonnaise sont examinées, notamment celle de Saint-Quentin-la-Poterie (Gard) dont une étude d’envergure mêlant fouille programmée, relevés topographiques et étude géologique est ici présentée pour la première fois. Cette enquête de terrain révèle une organisation particulièrement rationnelle d’une production meulière de la fin de l’Antiquité qui rassemble une carrière vraisemblablement divisée en concessions et des établissements ruraux abritant des ateliers de taille. L’ouvrage com- prend près de 400 planches illustrées exposant entre autres une typologie des meules d’où découle une autre sur les moulins. La première se compose de diverses formes élé- mentaires pouvant se combiner entre elles afin de définir les meules de la Gaule méri- dionale, typologie « ouverte » permettant également de décrire les meules d’autres régions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Passavant, Haute-Saône

Passavant, Haute-Saône

Sa situation aux confins de la Lorraine, de la Champagne et de la Franche-Comté en fait un lieu historique de conflits dont seuls subsistent quelques vestiges fortifiés. Le village fut d’ailleurs décimé en 1636. La Rochère sera rattachée à Passavant à la fin du même siècle.

Située entre 260m et 400m d’altitude, la commune fait partie des plus grosses communes forestières du département. Mille sept cents hectares de forêt, essentiellement de chênes et de hêtres couvrent soixante pour cent de son territoire et justifient la présence dès le XVème siècle de la plus ancienne verrerie main de France, encore en activité.

Deux forges et un haut fourneau côtoyaient des tuileries (la salle polyvalente est une ancienne tuilerie), et des boisselleries (fabrication de boîtes et de coffres en bois). Un sentier dit des tuileries vous emmène de l’une à l’autre à partir du centre du village. Les grès étaient exploités pour faire des meules jusqu’au début du XXème siècle. Passavant-La-Rochère compta aussi une mine d’argent.

La cristallerie La Rochère est le site le plus visité de Haute-Saône avec environ cent mille visiteurs chaque année.

La communauté de communes profite de cette notoriété pour installer, sur le bord de l’étang communal, un village de gîtes qui comprend, outre un café/restaurant, six ‘‘chalets’’ et deux cabanes perchées.

 

Le meuleton de Saint-Didier en Velay, Haute-Loire

Le meuleton de Saint-Didier en Velay, Haute-Loire

Composé d’un bac en fonte dans lequel tournent deux meules de pierre, ce meuleton, par
frottement et écrasement,transforme des vieux papiers en pâte. Il a été mis au point à la fin du XIX ème siècle. Son usage initial était de transformer de la paille de blé, d’avoine, de seigle en pâte grossière avant transformation pour la fabrication du papier.
Il provient de la cartonnerie située dans le village du Crouzet à 2 km de Saint-Didier en Velay. Cette cartonnerie créée en 1625 était la plus vieille usine de Haute-Loire, elle a compté, après la deuxième guerre mondiale plus de 160 employés. Au XIX ème siècle, la cartonnerie de Veron était spécialisée dans le carton pour les métiers à tisser à mécanique Jacquard. Le tissage était alors l’activité principale de la région.
Après un long déclin, l’entreprise a cessé son activité en 2012, et depuis, presque tous les anciens locaux ont été rasés. Seule subsiste encore la maison de maître construite au XIX
ème siècle.

 

Roche-la-Molière

Roche-la-Molière

Les carrières de meules de Roche-la-Molière

Les carrières de meules de Roche-la-Molière, exploitées au moins depuis le Haut-Moyen-âge, s’étendent actuellement sur une superficie de dix hectares. Depuis l’année 2019, de nombreux chantiers d’extraction de meules apparaissent au gré des prospections pédestres. Ces meules, ébauchées, extraites, présentent une granulométrie souvent grossière, d’ou leur utilisation comme meules à grains. Ces sites ont fait l’objet de trois années de prospection, et des sondages archéologiques seront menés à compter du printemps 2026.

Meule ebauchée sur le site des Appends, Roche-la-Molière.

Photo : Christian Ranchon