Mouture de subsistance, d’appoint et artisanat alimentaire de rendement. Les meules gallo-romaines entre villes et campagnes dans le nord de la Gaule. Paul Picavet.

16, 03, 26 | Archéologie, Bibliographie, Départements Français

L’étude des meules en est à ses balbutiements dans le nord de la France, mais connaît actuellement une dynamique forte en France, sous l’impulsion du
Groupe Meule, rassemblé autour du PCR « Évolution
typologique et technique des meules du Néolithique à
l’An Mille » (dir. L. Jaccottey et C. Hamon).
Les travaux menés dans les différentes régions
abordent essentiellement les aspects typologiques,
techniques et pétrographiques ; ils commencent à
concerner les problématiques liées au contexte de
découverte des moulins. Il fallait en effet connaître en
détail leur morphologie pour ensuite établir leur place
au sein du mobilier domestique ou artisanal dans
l’Antiquité. Ce travail tente d’apporter quelques élé
ments de réflexion, en proposant une caractérisation
de la consommation de biens de transformation ali
mentaire, les meules, à travers une série d’études de
cas.
Si ce colloque s’intéresse principalement au monde
rural, l’étude paraîtrait tronquée si le milieu urbain en
était totalement exclu. C’est pourquoi la ville
d’Amiens et le camp militaire de la Rue Baudimont à
Arras y sont intégrés pour comparaison. Les sites de
consommation sont choisis pour leur cohérence géo
graphique (Nord, Pas-de-Calais et Somme, fig. 1), et
pour la représentativité de leur matériel de mouture.