https://pepite-depot.univ-lille.fr/LIBRE/EDSHS/2019/2019LIL3H005_ANNEXES.pdf
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Thèse présentée pour l’obtention du titre de Docteur en Histoire, Civilisation et Archéologie
Sous la direction de William Van Andringa et Jean-Pierre Brun.
Jury : W. Van Andringa, Directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études (directeur)
J.-P. Brun, Professeur titulaire de la chaire « Techniques et économies de la Méditerranée antique » au
Collège de France (co-directeur) .
O. Buchsenschutz, Professeur émérite d’archéologie de l’Âge du Fer à l’École Normale Supérieure(rapporteur)
G. Fronteau, Maître de conférences HDR en géologie à l’Université de Reims Champagne-Ardenne
(rapporteur)
A. Wilson, Professeur d’archéologie romaine à l’Université d’Oxford
Soutenue le 14/02/2019
FONCTIONNEMENT DU CATALOGUE
Le catalogue est organisé par ordre alphabétique de département (France), de province (Belgique, Pays-Bas) ou encore de pays pour le Grand-Duché de Luxembourg, puis par commune, et enin par site. Il comprend les principales
informations morphologiques et les dessins de chaque meule étudiée. Pour faciliter les comparaisons et l’exploitation
ultérieure des données présentées, l’ensemble est traité suivant les normes établies au cours du premier Programme
Collectif de Recherche du Groupe Meule. Ces normes ont été exposées au public en 2009 à Saint-Julien-sur-Garonne,
puis publiées en 20111
. Les œils et les trous d’emmanchement sont ainsi classés par types selon qu’ils perforent ou non
la meule totalement, selon leur forme et leur inclinaison.
Les dessins sont tous numérisés à l’échelle 1/10 en niveaux de gris. La pièce apparaît en gris 10 % et les aménagements
en creux sont matérialiées par des zones de gris 50 %. Les traces d’oxyde de fer sont en gris 75 % et les restes de métal
en noir.
À condition d’avoir un périmètre sufisamment conservé, le diamètre des meules a pu être restitué sur fragments grâce
au traçage des médiatrices. Leur point d’intersection situe le centre de la meule.
De coniguration simple, le catalogue fournit les données qui permettent de constituer l’ensemble des proportions, des
graphiques et des cartes présentés dans le volume de synthèse (les tableaux synthétiques sont en annexe).
Les datations afichées dans les rubriques « date inf. » et « date sup. » sont celles des contextes qui ont livré les meules.
Ce sont les dates fournies par les rapports de fouilles et les publications qui concernent les sites fouillés, ou établies
en collaboration avec les responsables d’opération qui nous ont donné accès au mobilier. Les unités d’enregistrement
(UE) qui s’y rapportent correspondent, selon les opérations, aux nos de structure ou d’unité stratigraphique.
En l’absence de documentation ou de contexte iable, des dates larges ont été attribuées en fonction de la morphologie
des meules et de la roche qui les constitue (époque gauloise, romaine, haut Moyen Âge). Cette attribution à une période
large repose sur un premier degré d’interprétation qui n’est possible qu’à l’issue du travail de thèse présenté ici, après
avoir enregistré et mis en série plus de deux milliers de meules et classé les roches qui les constituent. Le risque d’erreur
qui en découle est faible et acceptable puisque la morphologie des individus change sensiblement d’une grande période
à une autre. Seules quelques meules tardo-laténiennes ou romaines précoces devront être classées comme « gauloises
ou romaines » en raison du caractère très progressif de la transition typologique entre ces deux périodes. La prise en
considération de ces pièces permet notamment de cartographier la distribution de certains matériaux dans des secteurs
peu touchés par l’archéologie préventive et où des séries « hors contexte » ont dû être recherchées.
Découpage chronologique :
Époque gauloise : La Tène moyenne (La Tène C) : de -250 à -150
La Tène finale (La Tène D) : de -150 à -28
Époque romaine : Époque augusto-claudienne : de -27 à 50
Haut-Empire : de -27 à 250
Bas-Empire : de 250 à 410
Haut Moyen Âge : Période mérovingienne : de 410 à 750
Période carolingienne : de 750 à 1000
Références bibliographiques de la typologie employée
Buchsenschutz O., JaccOttey L., JOdry F., BLanchard J.-L. (éd.), Evolution typologique et technique des meules du Néolithique à l’an mille sur le territoire français, actes des IIIe, rencontres de l’Archéosite gaulois, Bordeaux, Fédération Aquitania, 2011, 479 p. (Aquitania, supplément 23)
JOdry F., BOyer F., chaussat a.-G., JaccOttey L., Lepareux-cOuturier s., picavet p., rOBin B., triBOuLOt B., « Les
manches et l’entrainement des moulins rotatifs manuel », dans Buchsenschutz et al. 2011, p. 299-317.
Lepareux-cOuturier s., BOyer F., JOdry F., « Traitement des surfaces actives des meules rotatives antiques du nord
et de l’est de la Gaule : bilan documentaire, proposition d’un vocabulaire descriptif et d’une grille d’analyse », dans
Buchsenschutz et al. 2011, p. 367-382.
rOBin B., BOyer F., avec la coll. de chaussat A.-G., « La liaison des meules rotatives protohistoriques et gallo-romaines : œil et anille », dans Buchsenschutz et al. 2011, p. 351-358.
