Les meules romaines de sept chefs-lieux de cité de Gaule Belgique occidentale, étude du matériel et synthèse bibliographique. Paul Picavet, Gilles Fronteau, François Boyer

Le chef-lieu de cité, en tant que centre urbain majeur, est susceptible d’être le lieu de transformation et de consommation par excellence. C’est là qu’aboutissent les produits, au terme d’une chaîne de production et de transport que l’on ne peut encore qu’effleurer par l’archéologie. Les meules sont, dans l’Antiquité, des outils du quotidien utilisés en majeure partie pour l’alimentation, dans un cadre domestique ou artisanal. Mais ce sont aussi des objets en pierre qui ont parfois parcouru plusieurs centaines de kilomètres entre leur site d’extraction et leur lieu d’utilisation. Cette contribution fournira un aperçu de la nature et de la provenance des roches employées pour la confection des différents types de meules, et apportera quelques pistes pour la compréhension de leurs caractéristiques morphologiques. Ainsi, à la lumière de ces éléments, nous pourrons approcher certains aspects de la pratique de la meunerie dans le nord de la Gaule dans l’Antiquité.

Outils en pierre polie d’une communauté de forgerons de cuivre : Comprendre les aspects liés à la pierre du site d’Ashqelon Barnea, au début de l’âge du bronze.

Les fouilles approfondies menées sur le site d’Ashqelon Barnea, situé sur la côte méditerranéenne du sud d’Israël, ont mis au jour un ensemble important et diversifié de pierres taillées. Certains éléments de cet ensemble témoignent d’une sélection rigoureuse des matières premières et d’une grande homogénéité des caractéristiques typologiques, morphométriques et technologiques. Ces éléments, à savoir des bols en basalte, des tours de potier et des fusaïoles, sont au cœur de cet article et permettent d’aborder la sélection des matières premières, les échanges à longue distance de pierre et de cuivre au début de l’âge du bronze, ainsi que le rôle d’Ashqelon Barnea dans ce commerce.

COMPARAISON D’ANCIENNES CARRIÈRES DANS UNE ZONE CÔTIÈRE STABLE ET EN LENT SOULÈVEMENT, SITUÉE DANS L’EST DE LA SICILE, EN ITALIE

14 pages

COMPARING ANCIENT QUARRIES IN STABLE AND SLOWLY UPLIFTING COASTAL AREA LOCATED IN EASTERN SICILY, ITALY.

Le littoral méditerranéen conserve encore plusieurs vestiges d’anciennes carrières côtières, souvent exploités pour étudier les variations du niveau marin au cours des derniers millénaires. La côte sud-est de la Sicile (Italie) se caractérise par la présence de plus de cinquante anciennes carrières, étudiées et documentées en détail d’un point de vue archéologique et géomorphologique. La plupart de ces carrières sont actuellement partiellement submergées et certaines d’entre elles ont, de ce fait, servi de marqueurs du niveau marin ancien, fournissant des données importantes sur les variations relatives du niveau de la mer et la mobilité tectonique durant l’Holocène récent. Nous avons sélectionné six anciennes carrières importantes et bien connues, situées dans des secteurs côtiers caractérisés par différents taux de soulèvement tectonique, par exemple dans une zone stable (Marzamemi) et dans une zone fortement soulevée (Augusta). L’altitude du fond le plus profond du niveau le plus bas des carrières a été mesurée à l’aide d’une tige d’invar par rapport au niveau marin actuel, et corrigée de la marée au moment des relevés. Ces données ont été comparées aux courbes de montée du niveau marin prévues pour l’Holocène à l’aide d’un modèle glacio-hydro-isostatique. La comparaison avec la courbe de la côte sud-est de la Sicile révèle une composante tectonique de la variation relative du niveau marin, liée au soulèvement régional. Des taux de soulèvement compris entre 0 et 0,4 mm/an ont été estimés.

COMPARAISON D’ANCIENNES CARRIÈRES DANS UNE ZONE CÔTIÈRE STABLE ET EN LENT SOULÈVEMENT, SITUÉE DANS L’EST DE LA SICILE, EN ITALIE

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Les tailleries de meules de Ganagobie, leur intérêt pour l’étude des tailleries du Sud-Est de la France. Pierre Martel

Le Plateau de Ganagobie (Alpes de Haute-Provence) est situé en bordure immédiate de la Durance, qu’il domine de près de 350 m. Sa silhouette, en forme de large table, est bien connue de tous les voyageurs de Provence. Son monastère roman, édifié par les moines de Cluny, reçoit chaque année la visite de nombreux archéologues et d’une foule de touristes bien qu’on ne lui ait pas encore consacré la monographie qu’il mérite.

Les richesses archéologiques du plateau et de ses abords n’ont jamais fait non plus l’objet d’une étude exhaustive. Il y a bien eu quelques découvertes isolées, et même une ou deux campagnes de fouilles, mais il n’en est  résulté aucune publication. Pourtant, ce plateau a été occupé intensément, à bien des périodes, sinon continûment, depuis la préhistoire. On y trouve un peu partout, outre des silex taillés et des tessons de tuiles et de poteries antiques, les ruines de plusieurs églises et villages (dont celui de Villevieille, qui occupe le sommet de l’éperon), des nécropoles, des alignements de pierres levées, des carrières d’époque indéterminée, des fontaines et bassins creusés dans le roc, des grottes et abris sous roche, enfin des terrasses de culture et des chemins archaïques dont on n’a jamais pu préciser exactement à quelle
époque ils avaient pu être établis.

doi : https://doi.org/10.3406/mar.1973.912
https://www.persee.fr/doc/mar_0758-4431_1973_num_1_1_912

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Exemple d’utilisation des meules à traction animale pour le broyage du minerai de plomb-argentifère du site des Terres Noires à Blot-l’Église (63), Puy-de-Dôme.

Hervé Delhoofs, Boris Robin. Exemple d’utilisation des meules à traction animale pour le broyage du minerai de plomb-argentifère du site des Terres Noires à Blot-l’Eglise (63). Groupe de travail « CORPUS : Etude du mobilier métallique et de l’instrumentum », 6e table ronde, Mar 2016, Clermont-Ferrand, Université – MSH, France. ⟨hal-02099807⟩

 

https://drive.google.com/file/d/1c8KD_S_3z3owHSoX1-HIYgisTPv407o4/view?usp=sharing

 

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