Le Plateau de Ganagobie (Alpes de Haute-Provence) est situé en bordure immédiate de la Durance, qu’il domine de près de 350 m. Sa silhouette, en forme de large table, est bien connue de tous les voyageurs de Provence. Son monastère roman, édifié par les moines de Cluny, reçoit chaque année la visite de nombreux archéologues et d’une foule de touristes bien qu’on ne lui ait pas encore consacré la monographie qu’il mérite.
Les richesses archéologiques du plateau et de ses abords n’ont jamais fait non plus l’objet d’une étude exhaustive. Il y a bien eu quelques découvertes isolées, et même une ou deux campagnes de fouilles, mais il n’en est résulté aucune publication. Pourtant, ce plateau a été occupé intensément, à bien des périodes, sinon continûment, depuis la préhistoire. On y trouve un peu partout, outre des silex taillés et des tessons de tuiles et de poteries antiques, les ruines de plusieurs églises et villages (dont celui de Villevieille, qui occupe le sommet de l’éperon), des nécropoles, des alignements de pierres levées, des carrières d’époque indéterminée, des fontaines et bassins creusés dans le roc, des grottes et abris sous roche, enfin des terrasses de culture et des chemins archaïques dont on n’a jamais pu préciser exactement à quelle
époque ils avaient pu être établis.
doi : https://doi.org/10.3406/mar.1973.912
https://www.persee.fr/doc/mar_0758-4431_1973_num_1_1_912
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