Grinding and abrading activities in the earlier Neolithic of northern Greece. a multi-proxy and comparative approach for the site of Pontokomi-Souloukia.

Malgré leur large diffusion et leur potentiel à éclairer divers aspects de la vie préhistorique, les macrolithiques néolithiques ont longtemps suscité peu d’intérêt chez les chercheurs. La situation évolue cependant rapidement, avec l’étude et la publication systématiques d’un nombre croissant d’ensembles. L’étude des outils de broyage et d’abrasion du site néolithique ancien de Pontokomi-Souloukia, en Grèce du Nord, s’inscrit dans cette tendance récente. Elle intègre l’examen macroscopique, l’analyse des traces d’utilisation, les analyses microbotaniques et macrobotaniques, un programme expérimental, des données ethnographiques, ainsi qu’une analyse contextuelle. Dans cet article, nous présentons les résultats de notre étude et établissons des comparaisons avec d’autres ensembles, replaçant ainsi le matériel de Pontokomi-Souloukia dans son contexte néolithique égéen plus large.

Anna Stroulia 1, Jérôme Robitaille 2, Birg l g t3, Areti Chondroyianni-Metoki 4,
and Dimitra Kotsachristou 5
astroulia@usi.edu
1 University of Southern Indiana, Evansville, US
2 Laboratory for Traceology, Controlled Experiments (TraCEr), MONREPOS, Neuwied, DE<
jerome.robitaille@rgzm.de
3 Deutsches Archologisches Institut Orient, Orient-Department, Berlin, DE< Birguel.Oeguet@dainst.de
4 Ephorate of Antiquities of Kozani, Kozani, GR< chondrogianniareti@hotmail.com
5 Ephorate of Antiquities of Kozani, Kozani, GR< dkotsach1982@gmail.com

Des meulières en bord de Meuse : exploitation et transport du Poudingue de Burnot autour de la conquête romaine. Paul Picavet, Dominique Daoust, Gilles Fronteau, Éric Goemaere & Sibrecht Reniere

Au début du XXe s., le dragage d’une cargaison d’ébauches de meules au fond de la Meuse en amont de Namur évoquait la production de petites meules rotatives manuelles dans la formation lithostratigraphique du Poudingue de Burnot (Emsien/Eifélien). Cette découverte révélait aussi leur transport sous une forme semi-finie jusqu’à un atelier probablement situé dans la ville de Namur. Plus récemment, l’archéologue amateur Dominique Daoust découvrait d’anciennes carrières dans le Bois des Acremonts et dans le Bois de Nîmes à Lustin (Namur, Belgique). Il identifia plusieurs dizaines d’ébauches de meules rotatives manuelles dont les dimensions évoquent une datation gauloise et/ou gallo-romaine précoce (autour d’une quarantaine de centimètres, parfois moins). Leur travail d’analyse (en cours) permet aujourd’hui d’identifier les modalités de l’exploitation de cette roche autour de la vallée de la Meuse à ces périodes anciennes. Aujourd’hui à la faveur d’une archéologie préventive dynamique et à l’issue de deux thèses de doctorat (Paul Picavet à Lille et Sibrecht Reniere à Gand), l’enregistrement de produits finis sur de nombreux sites archéologiques de consommation dans le nord de la France et en Belgique permet d’observer leur répartition en Gaule du nord tout en fournissant des appuis chronologiques solides. Recensées entre La Tène finale et le Haut-Empire romain, les meules en Poudingue de Burnot occupent ainsi une aire de répartition située entre celle des productions des carrières dites de Macquenoise à l’ouest (Hirson/Macquenoise, Aisne/Hainaut) et celle des productions de l’Eifel à l’est (Mayen, Rhénanie‑Palatinat). La roche peut de nos jours être observée dans le pavement des quais de la Sambre à Namur.

Sur quelques meules et moulins antiques trouvés dans les Alpes-Maritimes. Goby Paul.

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Goby Paul. Sur quelques meules et moulins antiques trouvés dans les Alpes-Maritimes. In: Bulletin de la Société préhistorique
de France, tome 2, n°4, 1905. pp. 127-129;
doi : https://doi.org/10.3406/bspf.1905.11355
https://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1905_num_2_4_11355

 

Au cours de recherches sur les monuments préhistoriques de l’arrondissement de Grasse, et notamment sur les curieuses fortifications dénommées camps retranchés, nous avons eu l’occasion de rencontrer, avec d’autres objets, de nombreuses meules et moulins anciens (1), dont quelques types sont représentés aux Planches I et IL Ces meules et moulins proviennent principalement des camps eux-mêmes ou des stations romaines et gallo-romaines, qui souvent les avoisinent.
Il serait très prématuré de se livrer dès maintenant à une
tentative de classement ; si, à la vérité, dans le nombre, il en est qui sont sûrement préhistoriques et d’autres romaines, la plupart doivent se rattacher à cette période particulière, insuffisamment déterminée, où, sur les côtes de la Celto-Ligurie, se trouvaient échelonnées les colonies grecques, tandis qu’au cœur des montagnes du Nord habitaient des peuplades barbares, avec leur
civilisation encore très primitive.

MILLSTONES FROM THE SETTLEMENT COMPLEX OF AQUINCUM : PRELIMINARY RESEARCH. Láng, O. et Wilson, A.

Les fouilles menées dans plusieurs parties du complexe d’Aquincum (forteresse légionnaire, villes militaire et civile, domaines de villas) ont jusqu’à présent mis au jour 250 meules et moulins à main, complets ou fragmentaires, de différents types. La plupart ont été découverts réutilisés dans des contextes secondaires, mais certains ont été trouvés à leur emplacement d’origine (dans les cours de maisons de ville ou de villas). Le catalogage de cet ensemble de découvertes vient d’être achevé (bien que de nouvelles meules soient encore mises au jour lors des fouilles en cours), et par conséquent, une étude détaillée sur les types, les matériaux et la signification économique de ces objets ne fait que commencer (dans le cadre d’une collaboration entre l’Université d’Oxford et le Musée d’histoire naturelle d’Aquincum). Cet article présente les résultats préliminaires de ces travaux sur la localisation et la datation de ces pierres, ainsi que sur la distinction entre meules à main et moulins à eau. Il explore le potentiel de cet ensemble négligé de découvertes d’Aquincum, et en particulier ce qu’elles peuvent révéler sur l’étendue de l’utilisation de la mouture hydraulique sur la frontière romaine en Pannonie.

2008. Un morceau de la vieille meule : Production et distribution des meules au début de l’âge du bronze du Néguev.

2008. In New Approaches to Old Stone, Recent Studies of Ground Stone Artefacts. Y. M. Rowen and J.
Ebling (eds.). Equinox Publishing. London. Pp. 99 115
A Chip Off the Old Millstone: Grinding Stone Production and Distribution in the Early Bronze Age of the Negev
Yael Abadi-Reiss and Steven A. Rosen

Contrairement aux outils en pierre taillée, auxquels les meules sont technologiquement et conceptuellement liées (Runnels 1985), les ensembles de meules découverts sur les sites archéologiques ne contiennent presque jamais de déchets de fabrication. De ce fait, il est clair depuis longtemps qu’il s’agit presque toujours de produits issus d’une fabrication hors site, les outils finis étant importés. Cette hypothèse d’importation est d’ailleurs généralement étayée par les matières premières exogènes – basaltes, grès, phosphorites – utilisées pour la fabrication de la plupart des artefacts. Cependant, même lorsque les sources générales de matières premières peuvent être identifiées par des méthodes physiques, la découverte et l’identification des carrières et des ateliers restent difficiles. Pour ces raisons, entre autres, la reconstitution des contextes et des mécanismes de production et de commerce des meules est encore peu documentée au Proche-Orient (Schneider 1996 : 299). Nous ne disposons pas de matériaux permettant de reconstituer une chaîne d’opérants au sens plein du terme (par exemple, Sellet 1993). Cette étude vise à reconstituer le système de production et de distribution des meules au début de l’âge du bronze dans le Néguev. Différentes étapes du cycle de production et de consommation de ces meules, principalement en grès quartzitique (mais aussi en grès ferrugineux), se déroulaient sur différents sites. Le processus débutait par l’extraction et le débitage préliminaire dans des ateliers primaires. De là, des blocs de matériaux aux dimensions appropriées étaient transportés vers des sites de production secondaires pour y être finis. Ces meules étaient intégrées à un système d’échange pastoral reliant les campements du Néguev central entre eux et aux centres plus importants, notamment Arad. Notre étude porte sur des ensembles de grès, composés de déchets et d’outils finis, provenant de trois sites : 1. Le site du Chameau (Rosen 1997a, Rosen et Schneider 2001 ; Rosen 2003), 2. Rekhes Nafha (Saidel 2002) et 3. Ramat Saharonim (Abadi 2003).

Identifying stone tools used in mining, smelting, and casting in Middle Bronze Age, Cyprus. Jennifer M. Webb. La Trobe University, Melbourne, Victoria, Australia

Les sites de production métallurgique sont souvent difficiles à identifier dans les vestiges archéologiques, car le traitement du minerai et des scories impliquait autrefois l’utilisation d’outils en pierre polie similaires à ceux employés dans d’autres contextes pour la préparation des céréales et des aliments. L’analyse de l’ensemble d’outils en pierre polie provenant d’un site minier et de production de cuivre de l’âge du bronze moyen à Ambelikou Aletri, à Chypre, a permis de distinguer les outils industriels et domestiques et d’identifier les types d’outils utilisés aux différentes étapes de la production métallique. La comparaison des morphologies, des matières premières et des schémas d’usure et de cassure des outils d’Ambelikou Aletri avec ceux de contextes domestiques contemporains suggère l’existence de différences dans la nature et la structure des outillages industriels et domestiques. Ces distinctions joueront un rôle important dans l’identification future des sites miniers, de fusion et de fonderie.