Typologie et fonctionnement des manchons des moulins rotatifs manuels durant le deuxième âge du Fer et le Haut-Empire. Florent Jodry, Luc Jaccottey, Boris Robin, Paul Picavet, Alain-Gilles Chaussat.

18, 03, 26 | Bibliographie, Mémoire des meules, Ressources

En général, une meule rotative manuelle est actionnée par une poignée insérée dans une rainure ou un logement sur le côté de la meule et fixée par une goupille ou non. Il existe cependant des variantes de ce type de fixation, comme l’utilisation d’une goupille métallique en Alsace. Un autre type de poignée est situé sur la face supérieure du catillus, près du bord, et inséré dans une rainure verticale ou une autre entaille. Bien que le choix de la poignée puisse paraître une question élémentaire, il soulève deux débats majeurs. Le premier concerne la morphologie et le nombre de logements de poignée (selon les traditions et les normes), tandis que le second porte sur le moyen d’actionnement du catillus, qui dépend lui-même de l’emplacement du moulin dans l’habitation. Cet article tente d’apporter des réponses à ces aspects techniques des meules rotatives manuelles à partir des données d’un corpus de 200 meules datant de la fin de la période de La Tène à la fin de l’Empire romain, consulté dans une base de données nationale de meules.