Outils en pierre polie d’une communauté de forgerons de cuivre : Comprendre les aspects liés à la pierre du site d’Ashqelon Barnea, au début de l’âge du bronze.

Les fouilles approfondies menées sur le site d’Ashqelon Barnea, situé sur la côte méditerranéenne du sud d’Israël, ont mis au jour un ensemble important et diversifié de pierres taillées. Certains éléments de cet ensemble témoignent d’une sélection rigoureuse des matières premières et d’une grande homogénéité des caractéristiques typologiques, morphométriques et technologiques. Ces éléments, à savoir des bols en basalte, des tours de potier et des fusaïoles, sont au cœur de cet article et permettent d’aborder la sélection des matières premières, les échanges à longue distance de pierre et de cuivre au début de l’âge du bronze, ainsi que le rôle d’Ashqelon Barnea dans ce commerce.

COMPARAISON D’ANCIENNES CARRIÈRES DANS UNE ZONE CÔTIÈRE STABLE ET EN LENT SOULÈVEMENT, SITUÉE DANS L’EST DE LA SICILE, EN ITALIE

14 pages

Millstone quarries along the Mediterranean coast: chronology, morphological variability and relationships with past sea levels

Le littoral méditerranéen recèle plusieurs vestiges d’anciennes carrières côtières, aujourd’hui précieux pour l’étude des variations du niveau marin au cours des derniers millénaires. Exploitées selon des techniques d’extraction similaires à partir de roches telles que les grès de plage, les grès ou des lithologies analogues, les meules étaient taillées pour moudre les olives, les graines et le blé, produire de l’huile et de la farine, ou encore concasser les roches tendres. Cette étude combine sources historiques, photographies aériennes, relevés de terrain et modélisation paléoenvironnementale du niveau marin afin d’analyser plusieurs carrières de meules et d’évaluer les variations du niveau marin survenues depuis leur abandon. Nous avons étudié leur chronologie, leur distribution spatiale et leur relation spatiale avec le niveau de la mer. Nos résultats indiquent que la plupart de ces carrières ont été creusées à proximité du niveau de la mer entre 1 450 et 250 ans avant le présent (cal BP), principalement autour de 450 ans avant le présent (cal BP). Malgré les incertitudes liées à la chronologie, nous avons constaté une bonne concordance entre leur altitude la plus basse (entre 0,33 m et −0,06 m) et les paléo-niveaux de la mer, tels que prédits par les modèles GIA.

Millstones of Aswan red granite found on the island of Elephantine, Egypt. STEFANIE WEFERS & FRITZ MANGARTZ

En 2011, les meules de l’île Éléphantine ont été répertoriées. Éléphantine appartient à la région du granit rouge d’Assouan (l’ancienne ville de Syène), principalement connue pour ses pierres de construction monumentales – comme l’obélisque inachevé – mais qui fournissait également une roche dure utilisée pour la fabrication de meules. Il n’est donc pas surprenant que toutes les meules d’Éléphantine soient en granit rouge. Des traces d’exploitation de carrières ont été relevées sur l’île, mais aucun site d’extraction de meules n’a pu être identifié. Cependant, la présence d’ébauches parmi les meules répertoriées atteste de leur production sur le site, et peut-être aussi dans ses environs. Sept meules supérieures de type olynthien ont été recensées, dont deux ébauches et deux meules laissées à un stade précoce de leur fabrication ; aucune meule inférieure de type olynthien n’a été trouvée. Parmi les meules rotatives, on trouve un type encore inconnu en Égypte : les meules de type pseudo-pompéien. Leurs meules cylindriques atteignent jusqu’à 60 cm de diamètre. Parmi les cinq meules inférieures en forme de cloche, une seule est ébauchée. Pour la reconstitution, nous proposons un modèle similaire aux meules allemandes de Haltern-Rheingönheim. Ces meules de type pseudo-pompéien semblent dater de l’Antiquité tardive au début du Moyen Âge, mais pourraient avoir été utilisées bien plus longtemps. Une seule meule rotative a été découverte à Éléphantine. Deux meules à lames servaient de moulins pour broyer les olives et trois énormes poutres de granit faisaient office de fondations pour des pressoirs à huile.

2008. Un morceau de la vieille meule : Production et distribution des meules au début de l’âge du bronze du Néguev.

2008. In New Approaches to Old Stone, Recent Studies of Ground Stone Artefacts. Y. M. Rowen and J.
Ebling (eds.). Equinox Publishing. London. Pp. 99 115
A Chip Off the Old Millstone: Grinding Stone Production and Distribution in the Early Bronze Age of the Negev
Yael Abadi-Reiss and Steven A. Rosen

Contrairement aux outils en pierre taillée, auxquels les meules sont technologiquement et conceptuellement liées (Runnels 1985), les ensembles de meules découverts sur les sites archéologiques ne contiennent presque jamais de déchets de fabrication. De ce fait, il est clair depuis longtemps qu’il s’agit presque toujours de produits issus d’une fabrication hors site, les outils finis étant importés. Cette hypothèse d’importation est d’ailleurs généralement étayée par les matières premières exogènes – basaltes, grès, phosphorites – utilisées pour la fabrication de la plupart des artefacts. Cependant, même lorsque les sources générales de matières premières peuvent être identifiées par des méthodes physiques, la découverte et l’identification des carrières et des ateliers restent difficiles. Pour ces raisons, entre autres, la reconstitution des contextes et des mécanismes de production et de commerce des meules est encore peu documentée au Proche-Orient (Schneider 1996 : 299). Nous ne disposons pas de matériaux permettant de reconstituer une chaîne d’opérants au sens plein du terme (par exemple, Sellet 1993). Cette étude vise à reconstituer le système de production et de distribution des meules au début de l’âge du bronze dans le Néguev. Différentes étapes du cycle de production et de consommation de ces meules, principalement en grès quartzitique (mais aussi en grès ferrugineux), se déroulaient sur différents sites. Le processus débutait par l’extraction et le débitage préliminaire dans des ateliers primaires. De là, des blocs de matériaux aux dimensions appropriées étaient transportés vers des sites de production secondaires pour y être finis. Ces meules étaient intégrées à un système d’échange pastoral reliant les campements du Néguev central entre eux et aux centres plus importants, notamment Arad. Notre étude porte sur des ensembles de grès, composés de déchets et d’outils finis, provenant de trois sites : 1. Le site du Chameau (Rosen 1997a, Rosen et Schneider 2001 ; Rosen 2003), 2. Rekhes Nafha (Saidel 2002) et 3. Ramat Saharonim (Abadi 2003).

Preliminary study on the import of lavic millstones in Tripolitania and Cyrenaica (Libya)Fabrizio Antonelli a,Lorenzo Lazzarini a, Mario Luni b. Une contribution archéométrique à l’étude des meules antiques de la région de Mulargia (Sardaigne, Italie) grâce à de nouvelles données analytiques sur la matière première volcanique et les objets archéologiques d’Afrique du Nord hellénistique et romaine.

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La principale zone d’extraction de l’ignimbrite de Mulargia, principalement utilisée pour la fabrication de meules rotatives à l’époque hellénistique et romaine, a été identifiée et échantillonnée afin de mettre à jour et de compléter la base de données pétrographiques et géochimiques par des méthodes analytiques standard (microscopie optique et spectrométrie ICP-AES/MS). La combinaison des données pétrographiques et géochimiques relatives aux ignimbrites rhyodacitiques à rhyolitiques affleurant dans le centre-ouest de la Sardaigne, auparavant très lacunaires, constitue un outil précieux pour les travaux futurs sur cette importante typologie de meules volcaniques. La base de données ainsi obtenue a permis de vérifier l’origine géologique de huit meules découvertes dans différents sites ruraux de la Numidie hellénistique et de l’Afrique proconsulaire romaine, que les archéologues supposaient être fabriquées à partir d’ignimbrite de Mulargia. Les résultats de l’étude pétro-archéométrique ont confirmé l’origine sarde de ces meules et représentent l’une des rares preuves analytiques de leur exportation effective vers l’Afrique du Nord.

Le matériel de mouture du site d’El-Mekam (Maroc oriental) : Première approche.The Milling Equipment of the El-Mekam Site (Eastern Morocco) : First Approach Nouzha Boudouhou,Université Mohammad 1er Oujda, Maroc

Abstract:

These tumuli, discovered in 2003 during surveys in the region of the city of Oujda, are
part of a necropolis. This necropolis is characterized by its organization in space and by the typological
variety of tumuli found there. Preliminary results of the first excavations of some monuments in this
necropolis have not been as successful as we had hoped. Archaeological finds are very minimal. They
consist of rare bone remains and very limited archaeological furniture. Geological and sanitary constraints
have not yet allowed us to push investigations to the bedrock. Our interest in pursuing them remains intact,
this will be our main objective during future excavations on this site.

Résumé :

Ces tumulus, découverts en 2003 lors de prospections dans la région d’Oujda, font partie d’une nécropole. Cette nécropole se caractérise par son organisation spatiale et par la variété typologique des tumulus qu’elle abrite. Les résultats préliminaires des premières fouilles de certains monuments de cette nécropole n’ont pas été aussi concluants que nous l’espérions. Les vestiges archéologiques sont très peu nombreux. Ils consistent en de rares restes osseux et un mobilier archéologique très limité. Les contraintes géologiques et sanitaires ne nous ont pas encore permis de poursuivre les fouilles jusqu’au substratum rocheux. Notre intérêt pour la poursuite de ces fouilles demeure intact ; ce sera notre principal objectif lors des futures campagnes de fouilles sur ce site.