Les meules romaines de sept chefs-lieux de cité de Gaule Belgique occidentale, étude du matériel et synthèse bibliographique. Paul Picavet, Gilles Fronteau, François Boyer

Le chef-lieu de cité, en tant que centre urbain majeur, est susceptible d’être le lieu de transformation et de consommation par excellence. C’est là qu’aboutissent les produits, au terme d’une chaîne de production et de transport que l’on ne peut encore qu’effleurer par l’archéologie. Les meules sont, dans l’Antiquité, des outils du quotidien utilisés en majeure partie pour l’alimentation, dans un cadre domestique ou artisanal. Mais ce sont aussi des objets en pierre qui ont parfois parcouru plusieurs centaines de kilomètres entre leur site d’extraction et leur lieu d’utilisation. Cette contribution fournira un aperçu de la nature et de la provenance des roches employées pour la confection des différents types de meules, et apportera quelques pistes pour la compréhension de leurs caractéristiques morphologiques. Ainsi, à la lumière de ces éléments, nous pourrons approcher certains aspects de la pratique de la meunerie dans le nord de la Gaule dans l’Antiquité.

MEULES ET MOULINS DE LA PRÉHISTOIRE AUX TEMPS MODERNES. Pierre Cattelain. Conservateur de l’Écomusée du Viroin

https://www.academia.edu/123648266/Cattelain_P_2020_Meules_et_moulins_de_la_Pr%C3%A9histoire_aux_temps_modernes_Chroniques_de_l%C3%89comus%C3%A9e_du_Viroin_55_1_8

La culture des céréales et la transformation du grain en farine apparaissant au Proche-Orient vers 9000 avant J.-C. Très rapidement, la consommation de la farine va s’imposer dans tous les foyers. Si des broyeurs divers sont déjà att estés chez l’homme de Néanderthal et des dalles à moudre associées à des broyeurs et molett es au Paléolithique supérieur, les premiers moulins véritables, composés d’une meule et d’une molett e, apparaissent sur l’Euphrate, au nord-ouest de la Mésopotamie dans le courant du 9 e millénaire (fi g. 1 -Moore 1979). Plates et allongées, les meules dormantes (immobiles) présentent des surfaces actives plus……….

 

Un atelier gallo-romain de pierres à aiguiser découvert à Buizingen (Hal, Belgique) : reconstitution des étapes de fabrication et détermination des origines géologiques et géographiques du matériau.Par Aurélie Thiébaux, Éric Goemaere et Alain Herbosch

La pierre à aiguiser est un outil servant à l’affûtage des tranchants en métal. Sans elle, plus d’une lame s’émousserait et perdrait rapidement ses propriétés. L’aiguisoir est donc un outil qui accompagne de nombreuses activités artisanales et domestiques. La mise au jour de telles pierres, lors de la fouille de sites gallo-romains, est donc chose courante1. Beaucoup plus rare est la découverte d’ébauches. Notre connaissance sur la fabrication de pierres à aiguiser reste donc
limitée pour cette période. Deux sites ont fait l’objet d’une publication à ce sujet: le fort romain d’Usk en Bretagne romaine et le site d’occupation germanique du IVe s. de Nereth dans la cité des Tongres 2.
La découverte d’un atelier de fabrication de pierres à aiguiser à Buizingen, à proximité de Bruxelles, il y a 45 ans, offre l’opportunité de mettre en évidence toutes les étapes menant à l’élaboration d’un aiguisoir ainsi que de décrire son matériau et d’identifier l’origine géologique et géographique de celui-ci. Cette étude apporte donc un éclairage nouveau et original sur un aspect particulier du travail de la pierre. 

https://shs.cairn.info/revue-du-nord-2012-5-page-143?lang=fr