Evolution typologique et technique des meules, du Néolithique à l’an mille. Coordination : Luc Jaccottey, INRAP & UMR 6249 – Laboratoire de Chrono-environnement. Caroline Hamon, chargée de recherche CNRS, UMR 8215.

Programme Collectif de Recherche
Rapport 2014
DRAC – SRA – Région Centre
Coordination :
Luc Jaccottey, INRAP & UMR 6249 – Laboratoire de Chrono-environnement.
Caroline Hamon, chargée de recherche CNRS, UMR 8215 – Trajectoires
Evolution typologique et technique des meules
du Néolithique à l’an mille

Origines et objectifs du projet
Les meules nous informent sur l’histoire des techniques, sur l’économie et sur l’organisation des sociétés anciennes. Durant une longue période, de 5500 av. J.-C. à nos jours, plusieurs types de moulins se succèdent : les moulins va-et-vient, les meules à trémie et enfin les moulins rotatifs (manuels, hydrauliques ou à sang). L’analyse fine des caractéristiques technologiques
de ces meules permet d’aborder les techniques de fabrication et l’organisation économique de
la production, les évolutions chronologiques et les spécificités régionales, ainsi que les réseaux
de circulation.
Pour aborder ces questions, une dynamique d’échange et de collaborations mobilise depuis 2005 de nombreux archéologues et géologues au sein du « Groupe Meule ». Ce projet à vocation nationale fonctionne depuis 2008 sous la forme d’un Programme Collectif de Recherche. Il
mobilise près d’une quarantaine de chercheurs de toutes institutions. Après deux premières années d’existence appuyées par la DRAC et le SRA de Midi-Pyrénées en 2008 et 2009, le PCR a été soutenu par la DRAC et le SRA de Champagne-Ardenne entre 2010 et 2013.
Les premiers résultats de ce projet ont été présentés dans les actes du colloque qui s’est tenu à St Julien-sur-Garonne en 2009 (Buchsenschutz et al. 2011), et plus récemment lors du colloque de clôture du programme en Champagne-Ardenne s’est tenu à Reims du 15 au 17 mai 2014.
Nous nous investissons aujourd’hui dans une troisième région, en proposant ce projet à la DRAC Centre. Le choix de la région Centre doit en effet permettre de combler un vide, essentiellement pour les outils va-et-vient, dans les données dont nous disposons actuellement à l’échelle nationale, et également de renforcer la jonction indispensable entre la connaissance des meules dans les moitiés nord-ouest et sud-est de la France.